mardi 6 décembre 2016

Naissance de l'héraldique - [1]

Après Fury road, retour vers une figurine et une mise en scène un peu plus classique.
Pierre Joubert est un illustrateur que j'aime particulièrement, et ce depuis fort longtemps. Ses vignettes érudites de la vie de tous les jours, sur les différents corps de métier, de l'histoire à côté de l'Histoire (qu'il était possible de découvrir dans la série de livres "La vie privée des hommes" éditée par Hachette) inspirèrent nombre de figurinistes.

A mon tour de me laisser porter par sa magie graphique...



1/ Présentation.
J'ai ce petit livre sur l'héraldique dans ma bibliothèque depuis... une éternité ! Et cette illustration sur la naissance de l'héraldique est dans un coin de mon esprit, noté sur le petit carnet à idées depuis... cette même éternité !
Lorsque Andrea sortit cette référence SM-F51 (il y a un pouillième d'éternité), je savais tenir là ma figurine de départ. La boîte est sagement rangée dans mon stock depuis... ce pouillième d'éternité.
Ce temps de réflexion me permit de "transformer" l'illustration 2D en une saynète 3D. L'exercice est intéressant: comment conserver l'esprit de la peinture qui ne propose qu'un seul point de vue, tout en construisant une mise en scène que l'on peut voir sous tous les angles ?
Ci-dessous, la couverture du livre de Pierre Joubert (éditions Ouest-France), l'illustration elle-même, la boîte de la figurine Andrea.




2/ Mise en scène.
La figurine Andrea est une excellente base de départ, seules quelques modifications mineures me semblent nécessaire pour coller à la saynète.
Je conserve la tête jeune, qui est très proche de ce que peint souvent P. Joubert. Même si sur cette illustration ce n'est pas le cas, la sculpture de Andrea est très belle, très fine, me plait beaucoup.
J'ai remplacé les deux mains par des mains en résine Historex: l'une tient un pinceau (bout de plastique pour le manche, et quelques fils de cuivre fin pour les poils), sur l'autre viendra s'appuyer le bouclier en cours de peinture.
Le couteau à la ceinture est un poignard en plastique airfix (US 2ième GM), que j'ai gratté et remis en forme.
Pour ajouter à la finesse de l'ensemble, donner un peu de mouvement et un tombé plus juste, j'ai remplacé le bout des lacets des chausses par des fils de cuivre.

J'ai gardé le tabouret fourni, il va parfaitement bien avec la position assise de la figurine, pas besoin de bidouiller.
Le tenon de fixation de la figurine dans le socle est logé dans sa jambe gauche. Sur le décor, j'ai marqué l'empreinte des pieds du tabouret, comme ça, pas d'hésitation lors du collage final, la figurine sera bien dans la position voulue, sans tergiversation !

Les boucliers sont de provenance diverses (des achats de pièces détachées sur des salons/exposition), choisis en fonction de l'illustration, et de l'équilibre de la mise en scène. Sur chacun d'eux, j'ai ajouté les sangles et courroies de portage en feuille de plomb.


3/ Sous-couches.

Je n'ai pas de photos des premières étapes, notamment celles où j'ai composé ma saynète "à blanc", avec l'ensemble des éléments. J'ai tout de même sauvé une photo floue de la figurine sous-couchée en blanc Citadel !



4/ Le décor.
Je profite des photos du décor pour en décortiquer un peu le montage.
Les murs sont fait en pâte Darwi, sur une structure en carte plastique (qui permet un fini lissé sur le côté extérieur).
Le sol pavé est aussi fabriqué à partir d'une feuille de pâte Darwi. Les motifs en forme de fleur sont imprimés dans la pâte encore fraîche, avec un emporte-pièce de la bonne forme. Une multitude "d'outils" peuvent être utilisés pour ce genre d'empreinte.



5/ Premières couleurs.

Après avoir passé une première couche à l'huile pâle sur le visage, j'ai raté ma deuxième étape de contraste, en ajoutant une couleur trop orangée. Il va me falloir reprendre tout ça dans une teinte plus rouge, une fois la peinture bien sèche ! Pour les mains, ça passe mieux...



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